Effelec
Né en 1947, Effelec a d’abord exercé plusieurs métiers sans rapport avec l’art, peignant pour son plaisir, puis s’est retiré il y a une dizaine d’année dans la campagne
finistérienne pour se consacrer à cet art. Autodidacte, il a par sa famille maternelle des ascendants peintres et sculpteurs.
Il montre régulièrement son travail en Bretagne, et ailleurs en France.
‘’Tendu entre le beau et l’improbable, le passé englouti et les rêves, le peintre Effelec joue les funambules dans les espaces qu’il déstructure, entre ciel et terre, entre chute et
envol. L’artiste se nourrit de lieux où le temps et la vie semblent un jour s’être arrêtés. Il renoue les couleurs et les formes en créant des univers en d’autres dimensions où la
poésie est reine’’
Pierre-Yves Collinet,
Magazine du Télégramme
Passerelle
Fabjanczyk Régine
Fabjanczyk Régine est céramiste de formation. Elle s’est assez vite orientée vers la sculpture en terre cuite pour produire des oeuvres identifiables au premier coup d’oeil. Son style
bien affirmé est de suite reconnaissable.
Elle réalise essentiellement des femmes nues.
Les pièces hautes sont réalisées en colombins.
Il y a aussi un ensemble de sculptures assises, couchées, dans des poses diverses. Ce sont aussi des pièces uniques, de même matière mais la technique de base est un façonnage dans la
masse.
Ces pièces sont ensuite vidées et subissent deux cuissons également.
Des oeuvres de Régine Fabjanczyk font partie de collections privées et publiques en Belgique et à l’étranger: Grande-Bretagne, Italie, Pologne, Suisse, Suède, Espagne, Allemagne,
Pays-Bas, France, Luxembourg, Autriche, Ukraine.
Expositions collectives et personnelles en Allemagne, Suisse, France, Espagne, Luxembourg, Belgique, Autriche, Pologne.
Gavaud Valérie
Tableau extrait de la série ‘les demoiselles’
Ce tableau est le premier d’une série de 18 grands formats.
J’ai éprouvé le besoin de peindre le corps féminin, non pas pour l’esthétique du sujet, mais pour sa fragilité. Revendiquer le corps comme sensible, fragile, gestuellement incertain, le
corps du désir et du manque, le corps se donne à voir dans une nudité absente.
Absence de nudité, en effet, car le corps est ici habillé des couleurs du désir, des insticts, des manques, ou encore en phase de s’évanouir.
Ingrid
Aujourd’hui je travaille soit l’huile, soit la gouache, soit l’acrylique.
La matière n’a aucune importance, l’important est le résultat de l’oeuvre lorsqu’elle est réussit.
Jodel
Claire
La peinture?
Je suis tombé dedans dès l’enfance: mon père laissait toujours trainer ses pots de peinture.
Après la danse et la chanson (j’ai signé 2 albums) j’aspirais à plus de calme et tout naturellement je me suis installée à mon chevalet en 1996.
Le rouge, le noir, l’or, les collages et leur coté ‘zen’ m’ont attiré et inspiré. Il n’y a pas d’explication particulière à ces choix.
La peinture contemporaine? N’essayez pas de la comprendre: regardez la, aimez la ou...partez en courant!
Ce que je vous propose? Un poème en couleurs un battement de coeur, le refrain d’une chanson, une marque du temps.
Néréis
Karenine Cyril
Premier contact avec l’oeuvre ethnique de Cyril Karenine. Premiers regards et première sensation qui rappelle certaines statuettes africaines.
Impressions nées des figurines de lierre sombres, des attitudes totémiques, des regards hallucinés.
On touche. Le bois est doux, léger, les formes sont rondes. Reste les yeux, inquiétants toujours.
Des êtres mi-ombres, mi-spectres, sortis d’un monde où la direction verticale prévaut comme une sorte d’appel, un besoin de se dresser et de se tenir debout. Un monde droit dont les
détails s’arrondissent et s’incrustent.
Alchimie parfaitement cohérente où les angles doux nuancent les lignes de fuite et de tension.
Et l’on retiendra une certaine idée de la vie: que les formes très nobles peuvent naïtre d’un bois de lierre sans aucune réputation.
Lefebvre
Jean
Né en 1937 (Somme). Vit et travaille en Bretagne depuis 1976.
Beaux Arts de Rennes en 1980/82 en cours du soir et en parallèle fréquentation d’un atelier collectif. Approche de la gravure.
Influence des débuts: expressionnisme allemand et fauvisme.
Découpage des couleurs, cernées par des traits plus ou moins épais essentiellement noirs.
Puis période tendant vers l’abstrait. Après un temps d’arrêt de quelques années, retour passant par une phase plus formelle, mélange de figuratif et de surréalisme, vite abandonnés pour
revenir à des formes moins structurées, comme vues à travers cette sorte de lunettes brouillant formes et couleurs.
Sculpture (depuis peu) entièrement autodidacte. Choix de l’acier parce qu’il se trouve partout dans la vie quotidienne et qu’il se travaille relativement facilement. Et qu’il se prête à
toutes les finitions et se marie très bien à d’autres matières (bois, pierre, verre, etc.)
Traitement informel, du figuratif minimaliste à l’abstrait.
Lemcka Lylya
Icônes, portraits et bijoux
Née le 2 mai 1965 à Vulcaneshti en Moldavie.
Aujourd’hui installée en Belgique.
Elle a suivi plusieurs académies de Beaux Arts et Ateliers divers.
‘Pour mes icônes je m’inspire d’Andreï Roublev, de Théophile le Grec et surtout de Dionysius.’

Lizon Fabrice
De l’hétérogénéité urbaine, en vibrations et lumières contemporaines pour ‘ex-pression’ génèrent ces travaux en utilisant l’acrylique sur toile en couches épaisses, superposées,
grattées - frottées au grès des variations de pression, non pas atmosphérique... mais du quotidien... pressurisant, dépressurtisant les êtres et toutes choses... Rechercher les toits,
éviter les parking ou les biscuits derrière les rideaux... pourraient être des objectifs...
Loquen Claudine
Peindre l’Afrique représente bien plus que le seul plaisir de traduire sur la toile un certain exotisme. C’est plonger dans mon inconscient, car c’est bien lui qui me guide quand
je peins, c’est établir une passerelle entre le pays que je rêve et celui où je vis. Les dérives de mon imaginaire, nourri d’images, de réminiscences métisses, inspirées tant par les
revues de Joséphine Baker que des poèmes Senghoriens, n’ont pas pris le parti d’un exotisme folklorique et réducteur.
C’est une afrique onirique à laquelle je vous convie, diaphane où des silhouettes énigmatiques et des fonds insaississables s’épousent. Orphées noires aux masques blancs, danseurs et
ballerines ayant troqué leurs pagnes pour des tutus, évoluent dans un univers que j’ai voulu poétique et théatral. C’est à cette promenade singulière aux frontières du figuratif et
l’irréel que je vous invite espérant vous faire partager l’émotion de ce noir et blanc en couleurs qui me permet de confirmer que l’art est un lien d’excellence pour abolir les
différences.

Magnin Pierre
‘’Corps et graphie’’
J’ai choisi la force à la séduction.
L’énergie à la violence...
..un Art qui correspond à la forme en puissance !
Nudité au rouge gorge
Malo
Traces ou Apparitions ?
D’où viennent ces silhouettes? Vers où se dirigent-elles? Ont-elles quelque chose à dire? A nous dire?
Je tente au mieux de transcrire un univers indéfinissable.
Un monde sobre fait de matière et de couleur, où se profilent des formes épurées.
Des ombres, des apparences, susceptible d’être ou d’avoir été.
C’est la raison pour laquelle, le nom que je leur donne, ‘’silhouettes’’ se veut lui aussi évasif.
Moutel Joël
Ma mère se nommait Germaine LOREE et il n’est pas impossible que ce patronyme, en l’orthographiant avec l’apostrophe tel qu’il est avéré dans les archives, soit à l’origine de ma
démarche artistique.
‘L’orée’, c’est la lisière, la limite, la frontière, l’entre-deux... Et c’est dans cette faille étroite, cette brèche bienheureuse ou désolante, que je crée. Ce vide, cette absence,
cette attente, ce désir conditionnent la venue au monde d’un être neuf: l’oeuvre.
Méditations
Neuville
C’est au regard de l’autre de cheminer ça et là, d’en tirer l’essentiel, le vécu. Que deviendrait la peinture non figurative sans l’apport d’une poétique, d’une interprétation de
l’oeil?
Devant chacune de ses toiles, Neuville mesure tout le risque qu’il engage à se fondre en elle, à découvrir la face cachée de son émotion. Le premier trait jeté, s’il n’est pas décisif,
n’en ressort pas moins révélateur d’une démarche.
Devant elles, les toiles, l’oeil se doit d’être prismatique pour noter les blancs, les non-dits, et c’est précisément à partir de ce jeu presque inconscient que l’imaginaire
intervient.
Neuville est d’accord pour reconnaître que le discours tendant à formaliser une toile est dénué d’intérêt.
Neuville demeure tout entier dans son expression, seul et protégé, infiniment à l’écoute de tout ce qui palpite au-delà du visible et de l’entendu.
François Creignou
Extrait de: Les affiches culturelles de Normandie
O’rhan-Horlick Marie-Lou
Née en Bretagne, je vis et travaille près de Saint Malo depuis 2002 après un long séjour en Floride USA.
Ma rencontre avec l’art se fait au travers d’un rêve, il y a cinq ans.
Autodidacte, ‘sculpteur-assembleuse’ de matériaux divers. Fortement imprégnée de ma culture celte, je travaille en émotion, liberté, simplement, sans distinction des formes d’art.
La créativité est pour moi un moyen d’expression nécessaire entre mon passé et mon imaginaire au présent dans le respect des matériaux utilisés.
Extrait du poème de Beverly Horlick:
‘Naturelle, intuitive créatrice sans logique et ignorant les limites, elles les outrepasse sans crainte avec facilité.
Son travail émerge spontanément d’un esprit inconscient. Il est direct, à la fois spirituel et paisible mais toujours puissant.’
Attrape-coeur
Osmont
Nathalie
Naguère, Nathalie Osmont chantait l’espace, collages et aplats de peinture savamment travaillés, composant plan sur plan un transparent glacis de formes souvent abstraites, moins
figurées que suggérées. Un espace se construisait, une profondeur imaginaire s’imposait au regard, produisant souvent comme effet de mur subtilement décrépi, couvert d’affiches
déchirées et offert au passage du temps comme on en voit aux marges incertaines de nos cités.
L’espace, dans ses dernières créations, chante toujours, mais d’un chant plus risqué, plus exposé peut-être à la réalité rugueuse du monde dont elle interoge désormais les fragments les
plus vifs, voire les plus figuratifs: improbable linge dans le vent, pages déchirés de magazine ou papiers peints aux fleurs de très arrière saison. Et sous cette réalité fragile, un
vide parfois se creuse, un espace vacant au centre de la composition d’où furtivement s’échappe une sensation de papillons.
‘’C’est mon âme qui se libère’’ avoue volontiers l’artiste, qui désormais ne se contente plus de faire chanter son espace, mais lui donne, trace sur trace, signe sur signe,
littéralement la parole.
Et du coup la toile, en plus de son raffinement, nous offre comme une questio, un supplément ‘d’âme’ en effet.
Pierre Dubrunquez
Pfund
Nicole
Nicole Pfund parle à nos yeux d’adultes avec le langage de l’enfance et de la poésie. Elle met en scène de longs personnages élégants qui semblent jouer une musique belle et
nostalgique.
Unique tache noire sur les toiles, leurs regards racontent un rêve de rencontres, de sentiments et de temps suspendu. Ces musiciens pourraient être notre miroir, l’image de notre
fragilité, de notre richesse, aussi.
Ils jouent en couleurs une petite musique discrète, celle de la vie qui passe.
Ries Brebel Michelle
Emaux
Recherche ultime d’une clarté spirituelle ou intellectuelle.
Lumière, soleil, amour
Faire de son cerveau un deuxième coeur.
Vie toujours changeante
Sainte Fauste
Mon expression instinctive m’entraîne vers une démarche basée sur un langage de graffitis associant des fragments de sensation plastiques primitifs ou les mots, les couleurs
et les images s’entre mêlent pour former mon univers pictural où le graphe et les couleurs se chevauchent avec l’actualité du monde et celle de la rue. J’utilise le journal, comme
support de base de mon travail. Outil de transmission de l’information, le journal, est riche par son contenu et pauvre par sa matière recyclée.
En contrepoint, le mur dégradé, tagué, graffité exprime l’impulsion primitive de l’expression et de la revolte. Insolent, provocant, vulgaire ou obscène le graffiti est le signe
de l’expression brute du passant absent de toute préméditation qui laisse sa trace et marque son territoire. Chacun mêle l’information et l’expression, la pensée, la reflexion, la
revolte, la revendication de chacun envers l’autre comme un outil d’échange et d’influence. Le trait, la lettre, l’ébauche de la forme contribuent à cette approche du réel captif,
de l’instantané et de la spontanéité du quotidien. Transposer le mur et le journal sur la toile où l’urbanité sociale des intervenants, la société de consommation et la solitude
humaine trouvent ici une place privilégiée dans un monde abstrait et métaphorique.
Sorel Bernard
Cette fois j’ai travaillé sur des petits formats, 44 x 33 cm, ce qui m’a amené à faire des sujets uniques concernant des objets de la vie courante.
L’interprétation reste conforme mais toujours avec une facture personnelle.
Wagon Laurence
Après des études en arts plastiques aux Beaux Arts de Lille et une maîtrise en histoire de l’art, j’ai oeuvré pendant de nombreuses années pour le développement artistique
et l’accessibilité à la Culture puis décide de me consacrer entièrement à une création personnelle alliant peinture, matières diverses, broderies.
Ma recherche picturale se situe autour de la féminité.
J’aime la Nature, le mouvement, la matière, l’intériorité des êtres, l’abstraction dans la figuration. L’envie de représenter les femmes m’est apparue comme une nécessité,
voire un langage essentiel. La femme incarne la fragilité, la combativité, la sensualité, l’essence même de la création avec ses doutes, ses espoirs et cette force invincible à
briser les tabous pour esquisser la lumière.